Questions réponses

Formations / Stages / Emplois

Quelles formations pour se spécialiser dans le domaine de la médiation culturelle ?

En dix ans, les propositions de formation en médiation culturelle et en gestion du patrimoine ont explosé. Aujourd’hui, un grand nombre d’universités et d’écoles propose des cursus spécialisés. Etant donné la grande diversité des offres et son devoir de neutralité, Médiation culturelle association a pris le parti de ne pas conseiller telle formation plutôt que telle autre.

Notre conseil
Cernez d’abord les tâches que vous souhaitez exercer, faites le point sur vos aptitudes, vos envies, votre connaissance du milieu professionnel [lien « Médiateur culturel, quelles réalités professionnelles ?»]
Interrogez quelques professionnels de la médiation dans les structures qui vous intéressent pour connaître leur cursus. Certains dispensent des cours dans ces formations et pourront utilement vous conseiller.
Tenez compte également des paramètres qui vous sont personnels : quelle durée d’études pouvez-vous financer ? Souhaitez-vous une formation proche de votre domicile ? De combien de temps dans l’année disposez-vous ? Quel type de métier voulez-vous exercer ?

C’est tout cela qui constitue votre « projet professionnel ».
Le niveau de formation n’est pas exactement égal à la qualité du diplôme. On recrute à Bac, Bac+3, Bac+5. Une formation peut être longue et approfondie dans un domaine (spécialisation forte, expertise), ou longue et diversifiée (multi-spécialités), courte et générale (première approche), courte et ciblée (dans un domaine précis ; c’est souvent le cas d’un DUT ou une Licence professionnelle).

A vous de déterminer votre cible !

Du fait du caractère transversal de la médiation culturelle, une formation peut être proposée par un département universitaire ou un établissement privé de Communication, d’Art, d’Histoire, de Sociologie, de Sciences politiques, de Management … Certains médiateurs ont des formations très diverses, telles que les Beaux-Arts, des parcours scientifiques, etc.
Le titre d’un diplôme peut ne pas comporter le terme de « médiation », tout en étant approprié à votre objectif. Ce sont les contenus que vous devez examiner de près : qu’est-ce que l’on y apprend ? Combien coûtent les droits d’inscription ? Combien d’heures de cours par an la formation comporte-t-elle ? Quelle est la part de travail personnel complémentaire ? à côté des enseignants universitaires, y a-t-il des intervenants du (des) milieu(x) professionnel (s) concerné(s) ? Quelle place tiennent les apprentissages « de terrain » (analyses de situation, pratique en responsabilité, stage) ? L’expérimentation est indispensable pour maîtriser les compétences en médiation mais la formation ne peut se résumer à un stage long.

Contactez les SCUIO d’une université (Service commun universitaire d’information d’orientation). Explorez les sites internet des établissements de formation ainsi que, sur un site précis, les pages qui décrivent le diplôme, et parfois les activités menées par la promotion d’étudiants ou les anciens diplômés.

En savoir plus
Pour des formations, vous pouvez consulter les sites suivants :
www.onisep.fr (moteur de recherche « Formation », mot-clé « médiation » à croiser avec différents domaines)
www.rncp.cncp.gouv.fr/ (Répertoire national des certifications professionnelles) mot-clé « médiation »

L’association propose-t-elle des formations pour les médiateurs culturels ?

L’association ne propose pas de formation pour les médiateurs culturels mais participe parfois à des sessions pour présenter la charte déontologique de la médiation culturelle.
Par ailleurs, elle organise irrégulièrement des journées de réflexion et des ateliers d’échange sur des thématiques professionnelles.
*Si vous êtes médiateur, pour connaître nos prochaines interventions dans des formations, consultez notre page formations.
*Si vous êtes organisateur de formation, vous pouvez nous solliciter via le formulaire de contact sur le site.

En savoir plus
Pour des formations continues, vous pouvez consulter les sites suivants :
www.ocim.fr
www.cipac.net
www.cortex-culturemploi.com
www.agecif.com
www.la-nacre.org/

Mca peut-elle m’accueillir pour un stage ?

Non. Animée uniquement par des bénévoles, l’association ne dispose ni de salarié ni de locaux, il lui est donc impossible d’accueillir des étudiants stagiaires.

L’association diffuse-t-elle des offres de stages ou d’emploi à ses adhérents ?

Oui. L’association a pour vocation première de susciter échanges et réflexions dans le domaine de la médiation culturelle, elle n’a pas de mission relative à l’emploi. Toutefois, nous diffusons occasionnellement, en accès libre, des offres d’emploi ou de stages, à raison environ d’une trentaine par an.

Notre conseil
Compte-tenu de la difficulté à trouver un emploi actuellement dans le secteur culturel, soyez à l’affût de toutes les opportunités en suivant de près l’actualité culturelle (création ou extension d’institutions culturelles, mise en place de festivals, développement d’associations culturelles, nouvelles politiques culturelles des collectivités territoriales…). Faîtes-vous connaître des structures qui vous intéressent en envoyant des candidatures spontanées… Participez à des journées de rencontres, à la vie d’associations, etc.
En fonction de votre cursus et de vos aspirations professionnelles, passer les concours de la fonction publique territoriale ou d’Etat peut être également une option envisageable.

En savoir plus
Concernant l’emploi dans le domaine culturel, vous pouvez consulter :
www.talents.fr
www.profilculture.com
www.objectif-culture.com
www.lagazettedescommunes.com/rubriques/emploi-carriere
www.territorial-recrutement.fr
www.emploipublic.fr
www.cipac.net
www.cortex-culturemploi.com
www.irma.asso.fr
www.horslesmurs.fr/
www.la-nacre.org/

Pour les concours de la fonction publique :
www.cnfpt.fr
concours.culture.gouv.fr/main.htm

Comment trouver un stage de médiation culturelle ?

Les stages constituent des périodes très précieuses pour mieux cerner vos objectifs de formation, acquérir de l’expérience, se confronter aux réalités du terrain, appréhender le monde de la culture, commencer à constituer un réseau et préciser un projet professionnel. La plupart des structures culturelles (musée, monument, centre d’interprétation, médiathèque, théâtre, écomusée…) ou des structures développant des projets culturels (hôpitaux, éducation populaire, socio-culturel…) accueille des stagiaires.

Notre conseil
Vous pouvez envoyer des candidatures spontanées à celles dont le champ ou la période vous attire le plus ou correspond à votre cursus universitaire (archéologie, beaux-arts, art contemporain, photographie, cinéma…). Les possibilités sont nombreuses.

Vous pouvez effectuer un stage dans le cadre de vos études, d’une action bénévole auprès d’une association, d’une reconversion encadrée par Pôle Emploi. Attention à un stage spontané, sans convention, qui ne vous assure aucune protection juridique ni sociale ! La plupart des structures refusent d’ailleurs de prendre un stagiaire sans convention avec une structure d’enseignement ou Pôle emploi.

Comment candidater ?
Il est très important de bien cibler votre demande.
Renseignez-vous au préalable (consulter les sites internet et les brochures, visiter le lieu, participer à quelques activités…) sur la structure qui vous intéresse pour vous assurer qu’elle s’accorde à vos objectifs.
Rédigez une demande personnalisée prouvant votre motivation avec un CV détaillé et une lettre de motivation. Vous devez faire la différence parmi les nombreuses candidatures reçues.
Cherchez le nom de la personne qui s’occupe de la médiation culturelle pour que votre demande parvienne rapidement au bon interlocuteur (cela vous permettra aussi, dans un second temps, de pouvoir la relancer plus facilement si la réponse tardait).

Quand candidater ?
Les lieux culturels reçoivent beaucoup de demandes, surtout pour la période mars – août, période qui coïncide avec le temps des stages obligatoires et celui des vacances universitaires d’été. Il leur est impossible de répondre favorablement à toutes d’autant que les équipes de médiation sont souvent réduites et généralement soumises à des charges de travail très importantes. Bien accueillir un stagiaire exige un fort investissement ! Commencez à prospecter tôt et essayez de trouver un stage entre septembre et février. A défaut de stage, vous pouvez aussi solliciter des entretiens avec différents professionnels de la médiation pour les interroger sur la réalité de leur métier et leur parcours. Cela vous donnera quelques pistes et vous permettra de nouer un premier contact que vous pourrez à nouveau solliciter ultérieurement.

Le métier de médiateur

Médiateur culturel, quelles réalités professionnelles ?

La fonction de médiateur culturel comprend de nombreuses facettes même si les médiateurs partagent de grands principes communs d’action que l’association s’est efforcée de clarifier dans la « charte déontologique de la médiation culturelle ».

Des contextes variés
Sur le terrain, les profils, les formations, les statuts et les missions du médiateur culturel diffèrent en fonction :
*du domaine concerné (arts plastiques, sciences, musique, architecture, cinéma…)
*de la structure qui emploie le médiateur (musée, monument, parc naturel, médiathèque, site archéologique, écomusée, centre d’art, théâtre, orchestre, cinéma d’art et d’essai…)
*de la taille de la structure
*de son statut (public, privé, associatif…)
*de son organisation. D’une manière générale, dans les grandes structures, les médiateurs culturels seront plus nombreux, travailleront en équipe et auront tendance à être spécialisés dans un domaine ou un type de public alors que dans une petite entité, ils seront en nombre réduit (voire seul) et seront logiquement très polyvalents
*du temps de travail proposé (fréquemment des vacations correspondant à moins d’un mi-temps annuel)

Des missions élargies
Si mener des actions culturelles pour et avec les publics reste au cœur du métier de médiateur, celui-ci doit aussi souvent être polyvalent pour :
*concevoir des animations
*animer des activités, des rencontres, des visites avec différents partenaires, participants ou publics
*concevoir et mener des projets avec des partenaires
*concevoir des outils de médiation
*assurer toute la logistique administrative et financière (monter les réunions, rédiger les projets, établir les budgets, remplir des dossiers de subventions, préparer des conventions, organiser les plannings, commander le matériel)
*réaliser la communication (communiqués et dossiers de presse, relations avec les médias…)
*concevoir l’évaluation des actions (statistiques, enquêtes sociologiques)…
*contribuer à la définition d’une politique culturelle ou d’une grille tarifaire
*participer à l’élaboration d’un cahier des charges pour un équipement technique (audioguide, logiciel de réservation…) puis en suivre la mise en place
*mener de la recherche documentaire
*manager une équipe en gérant des collaborateurs aux talents et aux profils divers, organiser et contrôler leur travail, définir des priorités en relation avec les autres équipes de la structure

Bref, si ce métier est passionnant, créatif et très varié, il réclame des compétences multiples et pointues, un grand sens de l’organisation et une forte capacité de travail pour des rémunérations souvent très modestes.

En savoir plus
Pour vous faire une idée plus concrète de ces métiers, vous pouvez :
*rencontrer des médiateurs qui travaillent dans le domaine qui vous attire en vous adressant aux structures de votre région
*faire des stages pour mieux comprendre les réalités de ce métier
*écouter les recueils d’expérience de médiateurs en ligne accessible aux adhérents de l’association

L’association

Puis-je adhérer à l’association si je ne suis pas médiateur culturel ?

Oui. L’association est ouverte à toutes les personnes travaillant (ou aspirant à travailler) dans le domaine de la médiation culturelle (étudiants, chercheurs, professionnels de la culture…) qui souhaitent réfléchir aux enjeux de la médiation et participer au réseau d’échanges sur ce sujet. Votre candidature sera examinée et validée par le Conseil d’administration de l’association.

MCA est-elle ouverte au public ? Mène-t-elle des actions de médiation ?

Non. Ne disposant pas de locaux, l’association n’est ni un lieu d’exposition, ni un centre de documentation, elle ne reçoit aucun public et ne mène aucune action de médiation. Le but principal de l’association est de favoriser les réflexions et les échanges sur les enjeux et les formes de la médiation culturelle. Dans ce cadre, les bénévoles de l’association participent notamment à des colloques et des journées d’études consacrés à ce sujet, font vivre le site Internet et animent un réseau d’adhérents.

Est-il possible de rencontrer un membre de Mca ?

L’association ne dispose pas d’une équipe de salariés travaillant à temps plein pour son développement mais fonctionne seulement grâce à des bénévoles (éparpillés dans toute la France) qui contribuent, en fonction de leur temps et de leurs compétences, à ses missions. Il est donc difficile de répondre positivement à toutes les demandes de rendez-vous mais toutes les sollicitations sont étudiées avec soin !

Notre conseil
Si vous souhaitez rencontrer un médiateur culturel, le plus simple est de vous tourner vers les structures culturelles et les professionnels de votre région qui, dans la mesure de leurs disponibilités (soyez indulgents et anticipez, leur emploi du temps est souvent bien rempli), pourront vous aider.

Mca recrute-t-elle du personnel ?

Non. L’association ne dispose malheureusement pas de budget pour employer des salariés. Cependant, dans le cadre de projets ponctuels subventionnés, elle peut recruter des chargés de mission pour une durée déterminée. Les annonces sont alors diffusées en accès libre sur notre site.

J’ai vu que le siège social de MCA était à Lyon mais j’habite dans une autre région. Puis-je tout de même adhérer ?

Oui car MCA est une association nationale. Il est tout à fait possible d’adhérer sans résider en Rhône-Alpes, les avantages sont exactement identiques pour tous les adhérents  : Adhérez à l’association.

Quelle est la différence entre le fait d’adhérer à l’association et de devenir membre du réseau de médiateur ?

Les adhérents de l’association payent la cotisation annuelle (année civile) et donnent de leur temps et de leur expérience pour soutenir l’ensemble de nos projets. Ils reçoivent régulièrement des informations par mél sur la médiation (colloques à venir, parutions récentes, etc.). Ils ont accès, sur notre site Internet, à toutes les pages, y compris aux récits d’expérience de médiateurs. Leur adhésion est soumise au vote du Conseil d’administration.

Les membres du réseau peuvent s’inscrire gratuitement pour intégrer la communauté des médiateurs en ligne. Ils peuvent ainsi entrer en contact avec d’autres professionnels de la médiation pour leur poser une question, les rencontrer, etc. En s’inscrivant, chaque membre accepte de définir avec précision son profil pour être lui-même repérable par les autres membres.

Se documenter sur la médiation

Où trouver une bibliographie concernant tel sujet ?

Vous trouverez sur le site de l’association des bibliographies que nous actualisons aussi souvent que possible.
Si vous connaissez des références intéressantes concernant vos domaines de prédilection, n’hésitez pas à nous les transmettre accompagnées d’un court descriptif pour enrichir ces pages.

Je mène une recherche sur un sujet précis relatif à la médiation culturelle, l’association peut-elle m’aider ?

Oui. L’association n’a pas pour vocation de mener des recherches dans le domaine de la médiation culturelle mais elle propose :
*une bibliographie actualisée
*un réseau de professionnels en ligne. Devenez membre gratuitement pour rejoindre la communauté des médiateurs et échanger en ligne !
*des récits d’expériences de médiateurs disponibles en ligne aux adhérents de l’association

L’association peut-elle me transmettre des exemples d’actions de médiation dans tel domaine ou avec tel public ?

L’association ne dispose pas de « catalogue » d’actions de médiation mais elle propose :
*une bibliographie actualisée
*un réseau de professionnels en ligne. Devenez membre gratuitement pour rejoindre la communauté des médiateurs et échanger en ligne !
*des récits d’expérience de médiateurs disponibles en ligne aux adhérents de l’association (LIEN).

Notre conseil :
Consultez les sites Internet des structures culturelles qui vous intéressent et prenez contact avec les services des publics correspondants pour recueillir leur témoignage. Nourrissez-vous de leurs expériences.

Nous nous retrouvons régulièrement dans mon territoire avec d’autres médiateurs, pourrions-nous créer un sous-groupe régional ?

Oui. Souhaitant développer une forte dynamique de réseaux sur l’ensemble du territoire, MCA encourage la création de sous-groupes régionaux. Ces groupes n’ont pas besoin de statut propre. Inutile de créer une autre association ! MCA peut accompagner leurs projets. Certaines régions (le Languedoc-Roussillon et Paris) commencent ainsi à créer des petits évènements sous la bannière de l’association, tels que des « cafés de la médiation ».

En savoir plus
Si le projet vous tente, contactez-nous directement pour en discuter.